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Manger sans pesticides, est-ce compatible avec du low cost ?

 In Anti-gaspi, Cuisine organisée

10 astuces pour manger bio pas cher

Sais-tu exactement ce que tu paies pour manger ?

Comment connaître ton budget courses (si tu ne tiens pas encore un carnet ou ne notez rien dans votre smartphone)?

Il suffit de garder tes tickets de caisse sur un mois dans une enveloppe, ce n’est pas compliqué, cependant n’oublie rien:

1- Courses au supermarché ou à l’épicerie
2- Le pain (en général, en boulangerie)
3- Le vin, la bière ou d’autres alcools (pas toujours au supermarché non plus).
4- Les crasses, càd les friandises – de la machine au bout du couloir, de la station-service, du night shop, de la librairie, de la boulangerie (beaucoup de tentations…)
5- La pizza commandée “exceptionnellement” 2 vendredis soir par mois
6- Les sandwiches du midi (ou la cantine)
7- Les restaurants, snacks, friteries ou autres fast food.
8-Le café à emporter dans un grand mug en carton façon “Carrie” dans “Sex and the city”

 

L’année dernière, j’ai calculé le montant exact

Ouf. L’année dernière, j’ai calculé ça.
Et j’ai demandé à un autre ménage de la même taille que moi de le faire aussi
(Notre fille était partie pour son année sabbatique).
Nous avons gardé nos tickets de caisse et tout noté.

Notre ménage fait les courses à 80/90 %

  • En bio ou à l’ancienne (épicerie, marché de producteurs, paniers hebdomadaire de légumes)

et de 20% à 10%

  • En grande surface (Ice tea équitable, fruits, viande bio démarquée pour vente rapide, chips non bio, tomates concassées bio, passata bio)

Verdict ? Pour des courses à 90% bio, notre ménage s’en tire pour un budget de 15% moins élevé que nos amis testeurs
(qui font leurs courses uniquement en grande surface et en conventionnel, et qui mangent dehors ou achètent tout fait pour le midi)
+/- 100€ par semaine (c’est très élevé… A ma grande surprise, nos amis s’en tiraient avec une somme encore plus élevée !)

Pourquoi notre budget mensuel à 90% bio
est-il 15% moins cher que celui de nos amis?

J’ai listé les habitudes que nous avons et qui sont différentes du couple “témoin”.

  • Nous achetons  des morceaux de viande peu chers (le plus cher étant le poulet, quand nous mangeons du boeuf, il est haché et mélangé au porc),
  • Nous mangeons des oeufs, et des légumineuses en alternance avec la viande,
  • Nous choisissons le vrac quand c’est possible,
  • Nous sommes abonnés à un paniers de légumes de saison- on ne choisit pas, et on reçoit ce qui est le plus abondant
  • Nous buvons peu hors l’eau du robinet (alcool, sodas,eau achetée en bouteilles, tout cela pèse dans le panier, littéralement et budgétairement)
  • Nous achetons peu de sucreries (à part le chocolat)
  • Nous achetons rarement à manger tout fait pour le midi, pas de cantine, pas de sandwiches ou de salades toutes faites (cela compte aussi dans le budget)

Peut-être fais-tu différemment ?
Tu as décidé à l’avance que 50€ par semaine doit suffire (parce que plus… il n’y a pas.)
Du coup, notre manière de faire est encore trop dispendieuse (Nous étions à +/- 100€ par semaine pour 2, avec tous les repas à la maison).

Pour couper dans le budget et tout de même manger bio, ou le plus naturel possible, que faire ?

1- Mange un jour sur deux (500 kcal un jour, 2000 kcal l’autre jour) cela permet des économies incroyables…  (Taty Lauwers appelle ça le Stop and go)

2- Crée un  Groupement d’Achat Collectif (permet d’avoir des aliments bio au prix de gros, en échange d’un peu de travail). Je l’ai fait pendant des années !

3- Prends contact avec Le Relais du Triporteur, qui a mis sur pied une épicerie bio, avec un tarif social et des baisses de prix pour les personnes qui peuvent donner de leur temps pour gérer le magasin (à Bruxelles, et de nombreuses initiatives voient le jour un peu partout)

4- Achète systématiquement en vrac (mathématiquement moins cher) là où c’est possible.

5- Cultive une parcelle de potager collectif ! Comme le jardin Latinis, à Schaerbeek !

6- Plante ! sur ton plan de travail, votre balcon,  terrasse,  cour,  jardin, ou espace public , bref… Partout.

7- Traque les bonnes affaires (les grandes surfaces et les grosses épiceries bio avec viande pré-emballée démarquent notamment la viande bio la veille des congés, c’est parfois intéressant). Je congèle ensuite.

8- Achète ta viande en colis. A congeler aussi, bien sûr.*

9- Glane plantes et fruits sauvages : l‘ail des ours, le lierre terrestre, les orties, les fleurs de sureau, les mûres, les châtaignes, les champignons, la bourrache, la consoude pour n’en citer que quelques uns.

10- Mange moins de viande, en la remplaçant uniquement par des légumineuses en vrac.  1 Kg de pois chiches cuit contiennent autant de protéines que 1 kg de boeuf et cela coûte (préparé maison) à peine plus d’1€ le Kg. Assez imbattable!

11- Achète les légumes/et fruits repérés les moins “contaminés par les pesticides” dans le circuit “conventionnel”

Et la 12 ème astuce budget est évidemment contenue dans les 11 premières…

11. Cuisine toi-même, le plus possible. Il y a moyen de regrouper et cuisiner en “gros” ses repas pour plusieurs fois.
Economies d’énergie et de temps !

Calculer le montant des courses et de la nourriture que l’on mange,
ce n’est pas tout, évidemment.

Quand nous mangeons low cost en permanence, nous mangeons subventionné

Quand nous mangeons pas cher, nous mangeons subventionné (à hauteur de 260 milliards de dollars par an, selon Olivier De Schutter, expert du droit à l’alimentation, dans Le Soir de ce jeudi 30 avril*).
L’agriculture est subventionnée par des aides européennes. Nous achetons des produits provenant d’usines agro-alimentaires installées en Belgique ou en Europe, qui payent très peu d’impôts dans ces pays (car les gouvernements préfèrent gâter les entreprises qui créent des emplois plutôt que de ponctionner des impôts pour ces mêmes entreprises), ce qui est une forme de subvention.

Et lorsque nous tombons malades, nos soins sont remboursés !

Nous mangeons subventionné, car si nous tombons malades, (ce qui arrive, évidemment ) nos soins et nos médicaments sont remboursés (je parle de la médecine conventionnelle, bien sûr), et cela ne nous coûtera pas un sou de plus. Et la prévention par l’alimentation est balbutiante, en Belgique. Nous ne sommes aucunement encouragés à avoir une attitude pro-active par rapport à une alimentation de meilleure qualité.

La prévention par l’alimentation a-t-elle une place dans notre société ?

Quand nous mangeons des produits provenant de l’agriculture qui utilise des intrants chimiques, nous mangeons des aliments appauvris en nutriments (la terre n’en contient plus) et contaminés en produits chimiques (à des doses acceptables selon les scientifiques qui refusent malheureusement de calculer la dose “cocktail” – c à d la dose combinée et les effets entre eux de tous les produits chimiques, pesticides, fongicides, insecticides, perturbateurs hormonaux, antibiotiques, hormones, conservateurs, additifs, arômes, colorants, texturants,que nous avalons chaque jour et que nous forçons notre corps à traiter.)

Quand nous mangeons des produits animaux provenant de bêtes maltraitées au delà du possible (place pour vivre, nourriture inadaptée, médicaments) en plus de résidus provenant de l’alimentation et des soins des animaux, nous mangeons aussi de la souffrance. Cela pousse beaucoup d’entre vous à devenir végétariens, mais sait-on suffisamment que les champs de soja (juste pour parler de cet aliment miraculeux pour l’industrie) participent à la déforestation (on n’entend que le mot forêt, là dedans, mais quand on détruit de la jungle on détruit l’habitat des animaux qui y vivent ET ces animaux !!!).

Toute agriculture (même l’agroécologie, chère à de Schutter) est destructrice pour l’animal. Pourquoi les souris, les insectes et les vers de terre seraient moins considérés au niveau souffrance animale que les poulets, les veaux et les cochons ? (Pour les sensibles à la condition animale, et qui aiment la viande: mangez des bêtes qui ont eu une belle vie et une belle mort. Bénissez leur vie, et dites-leur merci!)

Quand tu cherches à manger low cost, tu obtiens une vie low cost.
De l’énergie “low”, une santé “low” et tout le reste, “low”, “bas” “petit” et médiocre.

 

 

* L’expérience a été faite sur un mois à l’automne 2013, ce qui n’est pas “scientifiquement” représentatif des courses annuelles d’une famille. Cependant, c’est un indice intéressant.

* Sortir de l’alimentaire low cost, entretien avec O.De Schutter par Bernard Padoan, Le Soir, 30 avril 2015.

Et toi ? Qu’en dis-tu ?

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Showing 3 comments
  • Baijot

    Bonjour Catherine,

    Tu parles à une convaincue.Cela fait des années que je privilégie la qualité.Je vis seule et c’est parfois
    difficile de maintenir une certaine qualité de vie avec un budget très serré.Je suis pensionnée et n’ai pas
    une pension confortable.Mais la nourriture reste importante à mes yeux surtout ne pas gaspiller mais
    cuisiner de façon équilibrée et saine.

  • Annie

    Bonjour Catherine
    Je suis tout fait d’accord avec ce que tu préconises : depuis quelques années j’ai changé totalement mes méthodes d’achat et mon mode de fonctionnement
    Je ne fais presque plus de courses en supermarché mais mon mode de vie, et sans plus les enfants à la maison, me le permet sinon ce n’est pas forcément facile en travaillant à l’extérieur à temps plein et en ayant des activités en sus, voire des études à mener
    Ainsi nous mangeons mieux et beaucoup moins cher : notre santé et notre porte monnaie nous remercient.
    Du coup nous pouvons économiser pour d’autres projets
    De plus et ce n’est absolument pas négligeable, au contraire, pour se sentir bien, nous sommes en totale harmonie avec nos valeurs car nos actes et nos idées sont alignés, en osmose

    • Catherine Piette

      Chère lectrice,

      Merci pour ce témoignage, c’est ce que je vis et ai remarqué pour moi aussi ! Bravo à vous.

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