Bains dérivatifs – origine et bienfaits

 In Profilage alimentaire, Non classé

Bains dérivatifs, qui les a inventé ? 

 

Promotrices des bains dérivatifs, France Guillain, et avant elle Rika Zaraï, se sont aussi fait connaître avec cette technique qu’elles n’ont inventé ni l’une ni l’autre.
En 2006, j’ai eu l’occasion d’aller entendre France Guillain en conférence.
Elle avait largement parlé des bains dérivatifs et  leur bienfaits.
A l’époque, j’en avais fait une review sur mon blog d’alors, en mixant les infos du site de France Guillain et ce que j’avais reçu dans cette conférence. Je recopie tout ça ici, avec quelques commentaires d’aujourd’hui.

Pourquoi parler de bains dérivatifs sur ce site de cuisine santé organisée?

Tout simplement parce que la santé s’appuie sur quelques piliers de prévention scientifiquement éprouvés.

  • Une nourriture vraie, simple, naturelle
  • Une oxygénation suffisante
  • Des mouvements réguliers
  • Une élimination correcte

Bah oui. On l’oublie un peu vite.
Se nettoyer via une cure, une diète, un jeûne, des boissons appropriées, cela n’a pas beaucoup d’intérêt si le corps n’élimine pas bien.

Bien sûr, les organes nettoyeurs et éliminateurs doivent être au top pour sortit les toxines délogées par la cure choisie.
Et c’est là que les bains dérivatifs peuvent t’aider… Et que la boucle de l’alimentation  naturelle est bouclée…

Donc, qui a eu cette idée de bains dérivatifs ?

« Au XIXème siècle, un autodidacte suisse, Louis Kuhne, eut l’intuition que des surcharges venues de l’intestin, poussées par la chaleur du ventre, circulaient dans notre corps en allant vers ses extrémités et étaient la cause de toutes les maladies. Pour les ramener vers l’intestin et les éliminer, il suffisait, selon lui, de refroidir le sexe en exerçant une friction, tout en adoptant une alimentation saine pour éviter une nouvelle accumulation de surcharges.”

La petite histoire raconte qu’il a eu cette idée en observant son chien se lécher l’aine.

Louis Kuhne conseillait donc à ses clientes de frictionner les grandes lèvres avec un tissu mouillé d’eau très fraîche en séances de dix à soixante minutes, le reste du corps étant tenu très au chaud. Les hommes devaient frictionner, eux, le bout du pénis.

Louis Kuhne, simple illuminé ou découvreur génial du bain dérivatif ?

“Louis Kuhne était, pour beaucoup, un illuminé. Malgré l’opposition du corps médical, il soigna pourtant avec cette méthode des centaines de patients durant 70 ans et l’étudia, de manière empirique. Ceux qui avaient pratiqué les bains selon sa méthode (des centaines de milliers de naturistes dans le monde entier) ne voulaient plus l’abandonner. Mais pour un esprit scientifique, la méthode santé mise au point par Louis Kuhne laissait encore trop de questions en suspens.
Louis Kuhne parlait de « surcharges », de matières indésirables qui se promèneraient dans notre corps sous le simple effet de la chaleur, cherchant à sortir du corps comme la fermentation sort d’une bouteille. Que voulait-il dire par « surcharges » ? Comment pouvaient-elles se déplacer de manière anarchique, sous la simple pression de la chaleur ou du froid ? Quelle était leur fonction ? Louis Kuhne, lors de ses conférences, n’apportait aucune précision.
Par ailleurs, la méthode de Louis Kuhne comportait des invraisemblances. Les grandes lèvres chez les femmes ne correspondent pas au pénis mais aux testicules. Pourquoi cette fonction, à l’inverse de la respiration de la digestion, de la circulation du sang, serait-elle sexuée ?
Ce sont toutes ces questions qui m’ont conduite à chercher de l’aide auprès de médecins, vétérinaires, chirurgiens, chercheurs, kinésithérapeutes, ostéopathes… Et je dus me rendre à l’évidence, Louis Kuhne s’était bel et bien trompé !
Même s’il n’était pas très loin du but.”  (C’est France Guillain qui parle. En même temps, on se retrouve au début du siècle dernier, la science n’était quand même pas aussi loin qu’aujourd’hui – je parle de Louis Kuhne).

Enfin, l’explication scientifique des bains dérivatifs ? 

C’est au Dr Jean Minaberry, endocrinologue, diabétologue et nutritionniste à Bordeaux que revient tout le mérite d’avoir donné la clef scientifique de la méthode Kuhne, après avoir étudié la nature et les fonctions de nos graisses pendant trente ans.
Voici les conclusions qui nous permettent aujourd’hui de décrire le fonctionnement du bain dérivatif

“Lorsque le bol alimentaire arrive dans l’intestin grêle, il se divise en trois parties.
L’une part vers la sortie (selles), la seconde dans les capillaires (sang) la troisième dans un système d’une seule pièce, le fascia.
Le fascia circule dans tout le corps, passe partout, enveloppe os, muscles, organes, passe dans les moindres recoins de notre corps, sous la peau, avec des points de contact, des points d’échanges en tous lieux et se termine au niveau du côlon. Les graisses vont de l’intestin grêle jusqu’au côlon après avoir parcouru tout le corps et avoir rempli de multiples fonctions (huit au moins).

Les  micro-contractions du fascia permettent la circulation des graisses et des toxines vers l’extérieur

Pour pouvoir circuler, ces graisses doivent être propulsées par les vibrations du fascia, tout comme les selles ne peuvent être expulsées que par la motilité de l’intestin. Dans les deux cas, ce sont la friction dans les plis de l’aine (marche) et la fraîcheur des plis de l’aine, du sexe et du périnée (sueur qui vient des poils pubiens, glisse et s’évapore produisant la fraîcheur) qui permettent la motilité de l’intestin et la vibration du fascia.

Voilà pourquoi, une fois que le corps a atteint la taille adulte, ses mensurations ne devraient plus changer jusqu’à la mort. Aucune graisse ne devrait stationner dans le corps formant des plis, des bosses ou des enflures. Les aliments devraient traverser le corps librement sans le déformer.

Deux conditions pour que les graisses circulent

Pour que ces graisses circulent, il y a deux conditions :

  •  Le fascia doit fonctionner tous les jours : vous avez le choix entre marcher toute la journée et toute l’année nu dans un pays chaud (les slips et pantalons absorbent la sueur qui ne peut plus s’évaporer et rafraîchir) ou faire des bains dérivatifs tous les jours (voir encadré).
  • Les graisses doivent être fluides et non épaisses. Le Dr Jean Minaberry nous enseigne que nous ne devrions avoir que des graisses fluides dites brunes (graisse du nourrisson).
    Rien de plus simple que d’atteindre ce but : cela ne dépend que de la qualité de la mastication et de la qualité des aliments et de leurs combinaisons. Toutes les civilisations ont été capables de concevoir des plats traditionnels délicieux (le couscous, la paella, le sandwich grec, le riz cantonnais…) qui permettent à l’organisme de fabriquer des graisses fluides.
    De même la combinaison entre fruits et graines oléagineuses est excellente pour fabriquer des graisses fluides.
    C’est l’alimentation naturelle du cueilleur qui se réveille dans la brousse. À condition de mastiquer et d’insaliver tranquillement et de ne rien ajouter à ces plats.

Des graisses brunes essentielles

Les graisses fluides, dites brunes, remplissent de nombreuses fonctions essentielles :

  • Elles chassent les graisses épaisses.
  • Elles nous protègent du chaud et du froid.
  •  Elles assurent l’alimentation continue des os, des muscles et des organes et par conséquent empêchent l’allègement des os et la perte musculaire.
  •  Elles empêchent la rétention d’eau.
  •  Elles sont notre carburant, notre énergie.
  •  Elles transportent vers la sortie les déchets de fonctionnement interne du corps (par exemple l’acide lactique des muscles et surtout la masse importante des cellules mortes !).
  • Elles transportent vers la sortie les déchets arrivés de l’extérieur : blessure terreuse, fumées inhalées récupérées par les vibrations du fascia autour des poumons, produits absorbés par la peau…
  •  Elles sont des précurseurs hormonaux qui permettent une bonne puberté, un bon développement des seins, des testicules, la production d’ovules et de spermatozoïdes, mais aussi prennent le relais des ovaires et assurent une sexualité normale toute la vie. Il n’y a pas plus de raisons d’avoir des problèmes quand on n’a plus de règles qu’avant d’en avoir et la panne sexuelle chez les hommes n’a rien à voir avec l’âge mais beaucoup à voir avec la présence de graisses fluides dites brunes et leur circulation (bain dérivatif).
  •  Enfin, cela fut découvert par les Américains en 2001 à l’occasion d’une simple liposuccion : elles transportent des milliers de cellules souches adultes capables de réparer n’importe quoi dans notre corps, comme par exemple de faire repousser des cheveux qui avaient disparu depuis des années, mais aussi régénérer la peau du visage ou du corps.

Si vous avez bien tout suivi, vous venez de comprendre qu’à tout âge il est possible, en mangeant intelligemment et en faisant circuler les graisses fluides dites brunes par le bain dérivatif, de régénérer l’organisme.
De lui donner l’aspect et la vigueur qu’il aurait dû avoir si nous en avions pris soin comme il faut toute la vie ! Et qu’il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’argent pour y parvenir, car c’est à la portée de chacun.

Comment faire un bain dérivatif, une technique de santé quasi gratuite ?

Asseyez-vous sur le bord d’un bidet (ou au-dessus d’un récipient posé dans la cuvette des toilettes s’il n’y a pas de bidet), le haut du corps très au chaud, les pieds, eux aussi, bien au chaud (surtout pas de pieds nus sur le carrelage !).
À part la zone concernée par le bain, efforcez-vous de garder tout le reste couvert et au sec.
Vous plongez le gant de toilette dans l’eau fraîche (et non pas glacée !) et vous le faites glisser du périnée au pli de l’aine jusqu’à la hauteur de l’os du pubis, une fois d’un côté, une fois de l’autre en replongeant le gant dans l’eau à chaque fois.
La séance va de 10 à 60 minutes selon vos besoins. Le minimum quotidien est de deux fois 10 mn ou une fois 20 mn en cas de crise, lors de vos cures détox du printemps, etc.

Pour vous messieurs, regardez ce post, ici (clic)

 Vous pouvez aussi compléter l’action des bains dérivatifs par la pose d’une compresse d’argile verte sur le ventre (épaisse de deux cm, laisser poser quelques heures voire la nuit).

Showing 3 comments
  • Fatima

    Bonjour, il y a des poches de gel. Qu’on laisse dans le congélateur, on entoure la poche dans une serviette, et on s’assoit dessus, ou la mettre comme une serviette hygiénique et vaquer à ses occupations, qu’en pensez vous Catherine.
    Fatima

  • Caroline Dubois

    Bravo Catherine. Article super intéressant et bien fourni.
    C’est vrai méthode gratuite difficilement applicable sans un bidet je trouve.
    Vive les bidets dont je ne comprenais pas l’utilité auparavant.
    L’ai fait lors d’une sinusite au bord de la ma douche.

    • Catherine Piette

      Au pire, quand on a une douche avec bac, c’est possible de le faire dans la douche (en ayant les pieds en dehors au chaud).

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